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NOTE D’INTENTION « THE LAKE »

Cette histoire commence dans un lieu intemporel, une ville lacustre entourée par les montagnes, du nom de ChurchLake. Dès le début du film, le spectateur est plongé dans une atmosphère surnaturelle nappée de brume, d’ombres étranges, de personnages au comportement singulier, et de meurtre.

Harry, est notre fil conducteur, nous découvrons ce monde particulier en même temps que lui. C’est un homme usé par la vie, au passé torturé, fonctionnant au sarcasme et au whisky. Sa loyauté sans faille envers son amie Hélène, le poussera à enquêter sur la mort de son mari David. Mais en pénétrant dans cette ville, Harry va devoir se confronter à ses propres démons. ChurchLake lui est hostile et cache un mystère qu’il semble être dangereux de découvrir...

Hélène elle-même, bien qu’elle soit une mère bienveillante envers ses deux filles, dissimule un lourd secret.
Le complexe dans lequel elle travaille, bâtiment imposant qui domine la ville, est dirigé par un sombre personnage du nom de Charon, clin d’œil à son homonyme mythologique...
Un homme suffisant, manipulateur, cruel, entouré de ses sbires qu’il nomme les chasseurs et qui effectuent son sale boulot.

L’ambiance et le temps ont une grande importance dans The Lake. Les destins des personnages s’entrecroisent au fil du récit. Ils évoluent dans des paysages naturels, situés entre lac et montagne, bercés par une luminosité particulière. Ils offrent un accès sur un univers où s’entremêlent réel et irréel, mélangeant plusieurs temporalités.

Cette brume épaisse pesant sur le lac, dont l’horizon est imperceptible, exprime une sensation de confinement. De même que la haute montagne se dressant au dessus de la vallée, oppressante et vertigineuse apporte tout à la fois sécurité et fragilité. La forêt entourant la ville est le théatre des plus sombres méfaits. Ces trois éléments construisent le décor intriguant qui abrite l'étrange ville de ChurchLake.

Le choix géographique du tournage de ce long métrage fantastique est donc primordial. C'est naturellement le département de Haute-Savoie qui s'est imposé à nous afin de poser nos caméras. Côté technique; Une utilisation du hors champs accentuée par un jeu de caméra subjective (Red Dragon avec des optiques anamorphiques), ainsi qu'une photographie travaillée dans le style de silent hill ou encore Twin Peaks, permet d'instaurer le trouble.

En ce qui concerne les personnages, l’humanité et le comportementalisme sont pour moi une source intarissable de questionnements. Quelles sont nos limites et comment les définir ? Entre résilience et fatalisme, face à leur libre arbitre, quels choix vont devoir adopter les protagonistes ?

ChurchLake est l’épicentre ténébreux de ces nombreux questionnements. Elle reflète l’allégorie des désillusions et des blessures profondes des personnages. Le scénario, empreint d’une thématique métaphorique, comporte différents niveaux de lecture qui prendront leur sens dans la subjectivité de chacun. Voyage initiatique d’une âme, errance du soi dans les limbes, inéluctabilité de la mort, crainte de la solitude.
C’est un conte moral priorisant la part d’humanité qui est en nous face à l’horreur et la destruction imminente.

Entrer dans le monde de The Lake c’est prendre le risque de ne pas pouvoir en réchapper...

Remerciements Ils parlent de « THE LAKE »